Abraham Estin, médecin humaniste
 
Abraham Estin, gosse de Grodon


 

Voir Polyglottie.
Voir Journal.


23 mai 1942 – Le travail de Tzvi Belko au Judenrat.

25 mai – Kurt Wiese, l’Ange de la Mort.

13 juin – Le Judenrat fait distribuer des petits pois récoltés dans le cimetière. Aharon et Genia Landman sont les héros du jour.

17 juin – Le potager doit être surveillé.

18 juin – Les impôts prélevés par le Judenrat.

18 juin – Louba s’est insurgée contre la nécessité de payer des impôts sur les revenus de sa broderie, avant de se rendre aux explications fournies par le grand patron des finances, Yoshua Suchowlanski en personne

5 juillet – Louba a le typhus.

25 juin – Le « marché » des denrées venues de l’extérieur se tient derrière la Grande Synagogue, à deux pas de la Soupe populaire.

20 juillet – Aryeh Dreckman dit au Judenrat qu’il veut subvenir aux besoins des nécessiteux pourvu qu’il soit au Conseil d’administration de l’orphelinat. (6, 8 et 10 août).

1er août – Ce que l’on sait à Grodno de la guerre dans le monde.

19 août – Yossef est convoqué au Judenrat, par Abraham Lifszyc, le grand patron de toutes les industries de Grodno.

23 août – Yossef est reçu au Judenrat. On lui donne à boire un vrai café, dont il ne reconnaît pas le goût. Son rendez-vous est remis.

24 août – Andrzej parle à Yossef de ce qu’il a vu à Treblinka. Yossef décide de ne rien dire à Louba pour ne pas l’inquiéter.

25 août – Abraham Lifszyc propose à Yossef une place de chef d’atelier dans l’usine de bottes, promise, dit-il, à un développement international. Cela assurerait la sécurité pour toute sa famille. Mais Yossef se contente de refuser, sans dire qu’il préfère travailler avec Andrzej.

27 août – Tzvi Belko explique à Yossef la logique du département de l’Industrie.

« Pour les trois grands du Judenrat, “l’industrie nous sauvera” n’est pas un vain slogan. »

28 août – Louba, qui a perdu tous ses cheveux à cause du typhus s’achète une perruque. « Ce n’est pas pour moi, c’est pour Wowa. »

29 août - Tzvi insiste sur le fait que la fabrique de bottes est considérée comme un des endroits les plus sûrs.

30 août – Yossef renonce définitivement à travailler à la fabrique de bottes.

3 septembre – Mort de Zeidé Dov, le grand-père Landman. La jeune Fela cherche du travail. Genia et Aharon sont repartis dans leur potager.

7 septembre – Fela Landman travaille en dehors du ghetto, ce qui lui permet de faire de la contrebande.

10 septembre – Yossef apprend que c’est le père de Lounia qui l’a pistonné auprès du « monarque Abraham Lifszyc ».

19 septembre – La vie des religieux dans le ghetto.

20 septembre – Aryeh Dreckman continue son trafic, transportant, dans sa citerne, avec les excréments, des marchandises précieuses, dont le Judenrat a besoin pour sauver des Juifs.

15 octobre – « Personne n’envisage sérieusement de quitter le ghetto. Des messagers seraient passés en ville, prêchant la résistance, mais cela paraît un risque insensé, comme le dit le Judenrat. »

16 octobre – Yossef fait le point sur son mode de vie au quotidien.

19 octobre – Leïb Reizer dit à Yossef qu’il peut lui avoir un poste de mécanicien d’entretien à l’hôpital militaire.

17 octobre – « On nous enverrait dans des camps de travail ! La nouvelle vient d’arriver comme un boulet de canon. »

29 octobre – Encore une émissaire d’un shtetl. « Elle dit de source sûre que la Gestapo va bientôt prendre les affaires en charge pour de bon. »

1er novembre – Avant l’aube, on entend des rafales d’armes automatiques. Cela se passerait au sud, au portail. La nouvelle arrive vite « Le ghetto est bouclé. » Wiese et Streblow tirent sur la moindre ombre qui s’approche de la clôture.

2 novembre – finalement la journée a été d’un calme effrayant, à part les quelques tués du matin. Les nouvelles les plus folles circulent. David Brawer sort de sa cache où il avait été se terrer. Il est évasif.

3 novembre – La nouvelle est confirmée : on « liquide » les ghettos de tous les shtetls autour de Grodno. Des colonnes de gens s’étirent jusqu’à Kelbassin, un ancien camp de prisonniers de guerre russes. Le soir, tout le monde parle des chambres à gaz, des fours crématoires.


 










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